Insécurité: la faute du deal ?

Les dealers «Africains» sont souvent montrés du doigt. A entendre les commentaires  d’habitants et de commerçants du quartier, ils sont la source de toutes les incivilités commises dans les Pâquis. Que penser de leurs fournis-seurs qui les exploitent ? Souvent des Albanais, Serbes, Kosovars, Suisses ou autres.

Certes, les dealers font un commerce illégal, ils squattent nos rues, sont très visibles, parlent fort la nuit et se bagarrent parfois, ce qui trouble les habitants dans leur sommeil. Mis à part ces désagréments les dealers ne sont pas un danger pour la population. Bien au contraire, ils sont polis, rendent facilement service et sont respectueux. Ce constat n’excuse en rien leurs agissements illégaux mais il faut bien l’admettre, on ne peut pas leur mettre sur le dos, la violence et le sentiment d’insécurité.

Mais alors d’où vient ce sentiment d’insécurité ? A mon avis, il y a plu-sieurs facteurs. Premièrement il s’agit bien  d’un sentiment car il n’y a pas plus  d’insécurité aux Pâquis que dans n’importe quel autre quartier de la Ville. Les statistiques de la police le montrent bien. Ce qui peut créer ce sentiment, c’est la multiplication des dépanneurs qui attirent des attroupements de fêtards et de dealers, qui, alcool aidant, parlent fort, dérangent le voisinage et ont tendance à se bagarrer.

La précarité qui est en forte augmentation à Genève contribue également à ce sentiment d’insécurité. De plus en plus de personnes sont à la rue, sont désoeuvrées, sans but et sans espoir.

Le manque de diversité de nos commerces et des loyers surfaits aident à une dégradation des conditions de vie dans notre quartier.

Pour en revenir au deal, il y a un principe que les commerçants connaissent bien: pas de client, pas de commerce.

Comme la répression ne marche visiblement pas, pour en finir avec le deal, deux solutions: S’attaquer aux clients, pour la plupart des notables, des gens aisés, de «bons blancs» ou plus simplement, dépénaliser les drogues. Qu’en pensez vous?