Une nuit aux Pâquis

Angle rue Sismondi, rue Charles-Cusin, soirée agréable, on monte un peu le son de la TV, sinon le bruit des bars-restaurants et personnes qui trainent, nous empêche d’entendre, malgré les fenêtres fermées.

Entre minuit et deux heures du matin, les établissements ferment (sauf afters). Les clients éméchés chuchotent doucement sur le trottoir par respect des riverains. Plus tard, une faune moins sympathique, s’abreuvent dans les épiceries-dépanneurs qui ne manquent pas. Ils doivent vendre de l’Orangina à entendre leurs brâmées et bagarres.

La rue se transforme en une grande poubelle et en WC. Ils sont tranquille, l’éclairage public à l’angle est en panne depuis des années. Les SIG économisent. Vers six heures du matin, le bal des nettoyeuses de la voirie nous réveillent en douceur.

En descendant, à l’intérieur de l’entrée de l’immeuble, une forme humaine ronfle entourée de détritus. En grande forme, j’attaque une nouvelle journée.

C. Bachmann